Ambassade de la République du Tchad en Allemagne

Botschaft der Republik Tschad in Berlin

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RASSEMBLER POUR MIEUX BÂTIR

"Tchad: État néant!" À tort ou à raison, l'image du pays a, durant une certaine periode, été associée au chaos. Le pays a été plongé dans une spirale de guerres aux conséquences incalculables pendant de nombreuses années. Les déchirures ont atteint une échelle si considérable que lesfondations memes de l’État ont été compromises. Pour les tchado-pessimistes, la concorde des filles et des fils de ce vaste pays d’Afrique centrale relevait d’une gageure. Le 1er décembre 1990, date de sa prise de pouvoir, le président Idriss Déby Itno a inversé la tendance, nourrissant l’ambition d’extirpe le fameux „mauvais esprit“ qui hantait son pays. Sa préoccupation, c’était de faire du Tchad un havre de paix. Pour tenir ce pari, il fallait gagner une bataille: rassembler les Tchadiens. Dans cette optiques, Idriss Déby Itno s’est mis au travail, menant une véritable politique de réconciliation et de concorde nationales. Ainsi, dès les primières heures de sa prise du pouvoir, le chef de l’État a opté pour l’ouverture politique. Il a fait appel à toutes les compétences, sans distinction aucune. Le président de l’Assemblée nationale fut nommé Primier ministre. Cette logique n’a pas changé depuis. En vue de cultiver une plus grande cohésion, le MPS au pouvoir à N’Djamena a organisé une Conférence nationale souveraine (CNS) en 1983. Ce forum politique, qui a duré trois mois, a rassemblé plusieures centaines de participians. Durant ces assises, >> le mal tchadien << a été passé au crible et le diagnostic posé avec lucidité. Les débats ont été libres et démocratiques. Les travaux ont été sanctionnés par un épais cahier des charges. Au nombre des résolutions et des recommandations adoptées figurait en bonne place l’urgence de parvenir à la concorde nationale. Une préoccupation qui rejoint parfaitement l’aspiration primière du président de la République. On comprend pourquoi aucun écueil ne s’est glissé dans les conclusions de la CNS. Le Primier ministre a eu les coudées franches pour mener l’action gouvernementale. L’équipe de large ouvertur qui a été formée regroupe tout le microcosme politique tchadien. Le Conseil supérieur de la transition (CST) qui faisait office de Parlament provisoire controlait sans heurt majeur le travail de l’exécutiv. Idress Déby Itno a su piloter cette phase transitoire. Les différents courants politiques qui siégeaient au gouvernement ou au Parlement provisoire avaient des intérets pour les moins divergents. C’est en s’élevant au-dessus de la melée que la chef de l’État a réussi à canaliser toutes les forces politiques vers une transition en douceur. Cette transition fut sanctionnée par les primières consultations démocratiques de l’histoire du pays. C’est en toute liberté que les Tchadiens se rendirent aux urnes en 1996 pour élire l’homme qui devait présider aux destinées du pays. En leur ame et conscience, les Tchadiens ont confié le pays à l’architecte de la démocratie. Le choix populaire couronnait ainsi les efforts déployés par Idriss D´by Itno dans le sens de la réconciliation nationale. Cette confiance a beaucoup galvanisé le chef de l’Etat. Le travail de concorde nationale entamé se poursuit avec plus d’énergie et de vivacité. La logique démocratique qui veut que la majorité gouverne est balayée d’un revers de main. Le président fait appel à touts les sensibilités politique. L’heure de la démocratie consensuelle et participative (DCP) venait de sonner. Ce concept est plein d’intéret. Le chef de l’Etat associait toute la classe politiques à la gestion de la chose publique. Le candidat mal- heureux du second tour de la présidentielle de 1996 est placé au perchoire quand bien meme il ne dispose pas de majorité à l’Assemblée nationale. Plusieures autres candidats malheureux sont appelés au gouvernement. L’objectif demeure le meme. Toujours rassembler les Tchadiens autour d’un idéal commun: le progès. Cette démocratie consensuelle et participative a fait son chemin. Comme tout nouveau modèle politique, elle a ses forces et ses faiblesses. À un moment donné, la democratie consensuelle et participative ainsi pronée a connu des difficultés dans sa mise en oeuvre. Mais le mérite de Idriss Déby Itno reste entier. L’homme n’a pas confisqué le pouvoir. Le pays tout entier. L’homme n’a pas confisqué le pouvoir. Le pays tout entier et la communauté internationale lui savent gré d’avoir su associer étroitement ses adversaires à la conduite des affaires. On comprend pourquoi il est réélu en 2001 dès le primier tour. Le géniteur de la démocratie consensuelle et participative a envisagé le futur sous un autre prisme. Mais ce prisme ne diffère pas non plus du primier dans son esprit: toujours rassembler les fils du Tchad. Cependant, sa spécificité réside dans le fait que le chef de l’État préfère gouverner le pays avec la participation de ses alliés. Et c’est une trentaine de partis politiques qui ont conclu une plate-forme avec le parti au pouvoir. Idress Déby Itno a multiplié le dialogue et la concertation avec le reste de l’opposition. Une philosophie dont il ne s’est jamais départi. Malgré le boycottage de l’élection présidentielle de 2006, le président de la République tend la perche à l’opposition dite radicale. Juste au lendemain de sa brillante victoire, il a lancé un vibrant appel à toute la classe politique. Pour donner davantage de force à son esprit d’ouverture, le chef de l’État a instruit le Premier ministre afin qu’il initie le dialogue avec l’opposition. Pour l’instant, les partis de l’opposion radicale ont choisi de faire monter les enchères. Mais Idress Déby Itno semble pret à faire des concessions, dans un esprit de réconciliation nationale. Des concessions qui se feront selon les principes démocratiques et les normes républicaines comme il l’a lui-meme annoncé. Dans cette démarche, le président de la République ne se limite pas à l’opposition politique. Les politico-militaires ne sont pas en reste. Depuis plus d’une décennie, il ne cesse de tendre la main à ceux de ses compatriotes qui ont pris les armes pour une raison ou pour une autre. Cette politique menée avec sincérité a donné les résultats escomptés. Très rapidement, les primiers foyers de rébellion qu’a connus le pays se sont amenuisés. Les querelles ont été aplanies. Les ténors de la rébellion du sud du Tchad ont regagné la légalité. Ils ont été associés à la gestion de la chose publique. Les combattants de l’ex-Comité du sursaut national pour la paix et la démocratie (CSNPD) et ceux des ex-Forces armées de la République fédérale (FARF) ont été soit intégré dans les rangs de manière harmonieuse dans la vie civile. La meme approche a été utilisée pour les autres mouvements rebelles. Qu’il s’agisse du MDD qui évoluait à l’ouest du pays, de l’ANR qui avait sa tière est ou du MDJT qui avait sa base dans le Nord. Des accords ont été conclus sur la base de la confiance réciproque et du respect mutuel. Dans tous les cas, les rebelles ont été considérés comme des mécontents qui avaient des revendications légitimes et non comme de vulgaires égarés à ramener au bercail. Idriss Déby Itno a conscience que la contradiction es tune loi de la nature. Déby Itno sait aussi que le dialogue franc est constructif et plus durable. Une conviction qui explique la multiplication des rencontres avec les compatriotes qui ne veulent pas changer leur rhétorique guerrière. On se rappelle de la rencontre entre le président Idress Déby Itno et l’ancien chef de l’État Goukouni Oueddei à Syrte, en Libye. La cohésion nationale recherchée par Idriss Déby Itno a aussi convaincu le président de la IIe République. Rassuré par le fait que le Tchad est engagé sur une voie rectiligne, Ngakoutou Félix Malloum Bey-Ndi est revenue vivre sur la terre qui l’a vu naitre. En somme, la paix et la stabilité, vocables autrefois presque étrangers au Tchad, ont désormais droit de cité. Meme si les démons de la haine n’ont toujours pas baissé les bras. Ils s’obstinent dans leur sombre dessein. Certains Tchadiens ne veulent pas admetre que la guerre est la pire betise humaine. L’ aberration supreme a été franchie avec la rébellion du Front uni pour le changement (FUC) et celle du Socle pour le changement, l’unité et la démocratie (Scud). Ces mouvements rebelles qui évoluent à l’est du pays tentent de remettre en cause la paix et la quiétude chèrement acquises. À la solde du pouvoir de Khartoum, le FUC s’est signalé à maintes reprises. On se rappelle de la spectaculaire offensive du 13 avril 2006 sur N’Djamena. Fort heureusement, les institutions de la République n’ont pas été ébranlées. Aujourd’hui, la rébellion de l’Est est le seul obstacle à la paix et à la stabilité. Mais la réaction forte et énergique de l’Armée nationale tchadienne prouve que bientot cette page sera tournée. Le président de la République qui vient de recevoir le mandat du peuple pour la troisième fois consécutive ne trahira pas cette confiance. Idress Déby Itno ne peut accepter de céder un seul centimètre carré du territoire à ceux qu’il appelle <>. Les propos qu’il a tenus à Banjul lors du septième sommet de l’Union africaine (1er-2 juillet 2006) sont révélateurs. Le Tchad est jaloux de son intégrité, de sa souveraineté et de son indépendance. L’Union africaine a surement pris toute la mesure de la communication du chef de l’État.
Le chef de l etat Biographie